Parcours- ( 2026.–…..)
C’est après ces paysages précédemment décrits que commence ma neuvième décennie. Je vais poursuivre la tentative d’écrire ce que j’observe, sans savoir peut-être où cela me mènera, mais cette fois je n’écrirais pas la suite en me retournant, mais au moment présent où elle se produit
Le compte rendu – le reportage- de mon expérience de vie pourra s’écrire en 9 pages avec les anecdotes de vie personnelle, qui ne sont finalement toujours que des repères temporels pour étayer le parcours au travers de l’activité humaine.
Depuis les années 60, il m’avait semblé que le poids de l’économie, source de consommation de richesse, avait moins pesé sur l’organisation de la société qui s’orientait en faveur du social et de la conservation d’un environnement viable, vers un mode de vivre ensemble.
La disparition du communisme en Russie, n’avait pas affecté le socialisme dans de nombreux pays, mais plutôt favorisé l’expansion de l’économie de marché, et même renforcé les économies capitalistes.
Ses dégâts sur l’environnement local et mondial ont favorisé l’apparition de mouvements écologistes qui se sont fortement organisés pour répondre et tempérer cette société de consommation effrénée.
Dans les années 1990, j’ai cru voir les tendances entre économie, social, écologiste, s’accorder à un certain équilibre par la force de leurs interactions. Cette période étant marquée par l’apparition des écologistes dans les parlements et les exécutifs de nombreux pays européens.
C’est dans ces moments; économie dominante, montée du social, prise de conscience écologique, suivie de la recherche d’un équilibre que c’est développé le web et la puissance du numérique, et l’apparition de la société de l’information ultra rapide.
La mondialisation des échanges commerciaux, puis de la finance a favorisé encore plus la consommation de masse. L’argent qui auparavant était signe de devenir riche a changé de fonction: de moyen permettant l’échange, il est devenu un repère universel de puissance et de pouvoir, de liberté, de mobilité et finalement d’identité.
L’argent , nouvel attracteur.
L’argent qui permettait ces échanges a changé de statut pour devenir le repère mondial de domination. Sa libre circulation mondiale lui a donné un autre rôle pour les individus. Il devenait un attracteur potentiel permettant d’obtenir le pouvoir – y compris politique- et de s’évader à travers le monde. C’est l’apparition de ces nombreux milliardaires qui prennent le pouvoir politique et pensent même se mesurer à la puissance financière des états en orientant les politiques du secteur privé puissantes à la place de celles du secteur public.
Le développement du numérique et de l’intelligence artificielle au 21 eme siècle a amplifié cette transformation politique déjà engagée qui affaiblissait, me semble t’il, la morale et l’éthique, avec un déplacement vers la droite et l’extrême droite des forces politiques limitant les pouvoirs des démocraties occidentales.
Si on regarde du coté de la France, en 2026 à la veille de 6 mois de l’élection présidentielle, on pourrait faire des parallèles avec ce qui s’est passé dans l’Allemagne des années 1930 où les élites en place ont donné le pouvoir à l’extrême droite pour sauvegarder leurs privilèges financiers.
Mais le développement des technologies numériques et de l’information par les réseaux sociaux accompagné de celui des Intelligences artificielles va complexifier ce schéma. Si les élites conservent le pouvoir financier et les commandes de l’économie, elles ne sont plus seules à faire circuler l’information et la réflexion politique sur l’économie du pays. C’est le principal enjeu de cette élection présidentielle: est-ce-que les mensonges et manipulations habituelles de la classe dirigeante avec les médias meanstream (officiellement subventionnés) vont-ils opérer comme avant? et mettre les mêmes au pouvoir?
