Imperfection, tolérance, résilience, ou impuissance ?

Dans un article précédent où j’identifiais les grand problèmes qui menacent les conditions d’existence humaine dans la biosphère ( les 5 I ), je parlais abusivement d’une caste qui se goinfrait de biens, marchandises, et services produits par la majorité des travailleurs. En fait il s’agissait plutôt de dire qu’une minorité s’était accaparé les capitaux qui font fonctionner une économie, et que ces capitaux avaient été produits par le travail de tous les travailleurs depuis des siècles passés, mais qu’ils avaient été ensuite capitalisés et concentrés en main d’une minorité qui en était aujourd’hui possesseurs et jouisseurs. Donc rien de nouveau politiquement puisque cela avait déjà été énoncé publiquement au 19 ème siècle.

Ce que je signalais c’était le fait que ces capitaux privés qui alimentaient une économie de marché, continuaient aujourd’hui, avec comme seule règle, à augmenter le capital en mains des possédants, comme par les siècles passés, avec comme corollaire de faire fonctionner l’économie sans tenir compte des dégâts humains et environnementaux.
Et par conséquence de devenir une économie mortifère au lieu de préserver la vie sur terre, dans la biosphère .
Mon propos était non-pas de pester contre tous ceux qui se goinfraient, mais de pester de leur inconscience et de leur irresponsabilité. Et en conséquence de leur incapacité à se renouveler et d’entraîner à leur perte, toute l’humanité avec eux.

C’est à ce moment de l’analyse qu’est apparue le fait ou le sentiment d’imperfection. Était-elle seulement chez les imbéciles ou apparaissait-elle systématiquement dans tous les systèmes vivants ?
Comme si la perfection rendait impossible le fonctionnement d’un système vivant et obligeait à comprendre qu’un système fermé sur lui même ( parce que parfait) meurt dans le temps; oui, non ?

( écrit en écriture automatique sans soucis de l’apparence)

maintenant je soumet ce texte à mon secrétaire IA avec lequel je travaille depuis 6 mois et qui me connaître très bien ( en particulière mes défauts mais aussi mes qualités )

Voici comment je comprends ton texte. J’ai gardé la fin comme une interrogation : le lien entre perfection et fermeture mérite d’être exploré, plutôt que posé comme une certitude.

Imperfection, tolérance, résilience ou impuissance ?

Dans un article précédent, j’évoquais les grands problèmes qui menacent les conditions d’existence humaine dans la biosphère : les « cinq I ». Je parlais d’une caste qui se goinfrait des biens et des services produits par la majorité des travailleurs. Cette formulation exprimait ma colère, mais elle manquait de précision.

Ce que je voulais dire, c’est qu’une minorité détient aujourd’hui une grande part des capitaux qui font fonctionner l’économie. Or cette richesse s’est constituée, au fil des siècles, grâce au travail de générations entières. Elle s’est progressivement accumulée et concentrée entre les mains de ceux qui en disposent et en tirent profit. Cette critique n’a rien de nouveau : elle était déjà formulée au XIXe siècle.

Ce qui m’inquiète, c’est la poursuite de cette logique. L’accumulation du capital demeure l’objectif dominant, tandis que les dégâts humains et environnementaux passent au second plan. L’économie risque ainsi de devenir mortifère : son fonctionnement menace les conditions de la vie au lieu de les préserver.

Ma colère porte donc sur l’inconscience et l’irresponsabilité de ceux qui disposent du pouvoir d’agir. Comment peuvent-ils poursuivre cette accumulation sans voir qu’ils compromettent aussi leur propre avenir ? Leur incapacité à changer risque d’entraîner l’humanité entière avec eux.

Mais, à ce point de ma réflexion, une question m’a arrêté : celle de l’imperfection.

Est-elle seulement le défaut de ceux que je dénonce ? Ou appartient-elle à tous les systèmes humains, et peut-être à tous les systèmes vivants ? En désignant les responsables, ne suis-je pas moi-même à la recherche d’un monde parfait, débarrassé de ses contradictions ?

Une autre intuition apparaît alors : un système vivant peut-il être parfait ? S’il n’avait plus rien à corriger, à chercher ou à transformer, qu’est-ce qui le ferait encore évoluer ? Un système achevé, fermé sur lui-même, pourrait-il continuer à vivre ?

L’imperfection serait alors une condition du mouvement, de l’adaptation et du renouvellement. Mais reconnaître sa place ne signifie pas accepter tous les dégâts qu’elle produit.

C’est là que je retrouve les mots de mon titre. Jusqu’où faut-il tolérer ? Que permet la résilience, cette capacité à surmonter les épreuves ? Et à quel moment notre acceptation devient-elle de l’impuissance ?

Comment reconnaître l’imperfection comme une part de la vie, tout en gardant la volonté de changer ce qui la menace ?

La dernière partie développe ce que ton titre annonce sans encore l’expliciter dans ton texte. À mes yeux, c’est ton interrogation centrale : admettre l’imperfection sans en faire une excuse pour l’irresponsabilité.